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ZOOM sur Cédric Pugin Interview de Cédric Pugin Si on en avait un aussi long que le sien... Je parle de son palmarès sur le Grand Raid bien sûr ! Cédric Pugin est une « mémoire vive et active » du Grand Raid GORE-TEX™. Au fil de ses impressions, le rider made in Sainte Foy (super spot Freeride voir les photos de l’étape du 31 janvier 09), nous donne envie de nous jeter dans les couloirs avec lui et se charger le cuissot à fond...Jusqu’à la « boitasse » si il le faut. En piste pour ce partage d’expérience physique, stratégique et philosophique autour la course. Ton histoire avec le Grand raid : Cédric Pugin : « Le Grand Raid GORE-TEX™ ça commence à faire quelques temps qu'on se présente au portillon! J'ai participé à 5 finales, 1 Master et aussi à des étapes étalées tout au long de l'hiver. J'ai terminé deux fois 2e et deux fois 3e des finales. J’ai aussi gagné des étapes comme La Clusaz et remporté le Grand Raid Master à Courmayeur en 2006. » Tes frères de glisse : C.Pugin : « Mes coéquipiers étaient Romain Rochet, Edouard Baud et le plus souvent Jacques Chaudan qui vient de Sainte Foy comme moi. » Ton analyse des runs et de la compét’… C.Pugin : « Le Grand Raid GORE-TEX™ est assez varié : Tu as des runs "sprint" de 5Os/ 1min où il n'y a pas d'avance à prendre, mais ou il faut éviter de se ramasser et de perdre des valises de secondes, voir des minutes. C'est lors de ces runs que s'organise en général un festival de droites avec des chutes impressionnantes avec dépôts du matériel… Ou alors, les runs de 4 à 8 min avec en général plus de 1000 m de dénivelé, de la forêt, des couloirs, des terrains assez accidentés... Et là tu peux faire la différence ! Avec Jacques, il nous est arrivé de gagner des runs en forêt avec 20 secondes d'avance et là, il faut faire abstraction de tes cuisses qui sont bourrées d'acide lactique. » Pour la finale, le niveau est super relevé avec des grands noms du Freeride et surtout du Derby, des bons excités... De la grosse cuisse quoi! » Pour l'engagement, c'est aussi engagé que La Meije... En fait, tu skies quand même moins vite, étant donné que c'est du ski à vue, mais Il faut adapter sa vitesse en fonction de ce que tu vois : l'aspect de la neige, les rochers, les ruptures de pentes. Tu es sans arrêt en train de prendre des nouvelles infos. Il faut regarder loin et lever les yeux de ses spatules. Et puis c'est sympa d'être à deux. Pour ma part, si j' ai un moment de moins bien Jack à l'habitude de me brailler dessus pour dire qu'il est là sur mes talons et que si je continue à trainer il me doublera ! Le Grand Raid GORE-TEX™ c’est le plaisir de descendre ces hors piste à des vitesses assez élevée... 1 min le couloir des pisteurs à Val d'Isère... 1 min pour les Tuff à Tignes... De se dire que ce truc « je suis capable de l' faire en moins de 2 min... » Ton ressenti sur l’ambiance : C.Pugin : « Au Grand Raid GORE-TEX™, il n'y a pas de grandes gueules, tu as beau t'appeler "Super Rider de Valdez" mais si tu te prends 20 ou 30 secondes en bas c'est que t'as pas été bon et puis c'est tout... En général au Grand Raid GORE-TEX™, tu rencontres des gens passionnés de ski et de montagne, des professionnels : guides, moniteurs, pisteurs et aussi des skieurs qui ont un métier en bas, loin dans la vallée la semaine et qui sont des mordus de ski... et qui parfois talonnent les pros à quelques secondes... » Tes frayeurs : C.Pugin : « Des frayeurs sur le Grand Raid GORE-TEX™ ? Quand Jack s'en prend une... Il ne fait pas semblant ! On a pas mal de pressions quand la visibilité est pas top et que la moitié des équipes qui sont parties "fort" se sont mises au tapis... voila... le Grand Raid GORE-TEX™ c'est une belle course, sur de beaux hors pistes, une bonne ambiance et un mal de cuisses à la fin de la journée ! » Rendez vous pour la Finale en avril !!! Cédric PUGIN Partenaires : Scott, Millet, Nordica et sac ABS |




